Dès sa création, la scène hip-hop québécoise et canadienne a vu des femmes se démarquer et s’imposer par leur originalité artistique, leur esthétisme et leur éthique professionnel. Depuis le début des années 1980, la culture Hip-hop du Québec a offert une grande plate-forme représentative aux artistes féminines en émergence. Spécifiquement, nous n’avons qu’à prendre le cas de Blondie B, la première rappeuse reconnue à Montréal. En 1983,  cette femme parfaitement trilingue rappait en anglais, en français et en russe.

Durant cette même période, on remarque l’émergence des premières B-Girls québécoises; un collectif comme Solid State Collective influencé par le Rock Steady Crew se concrétise, vers la fin des années 1980. Diverses études effectuées par la recherchiste Lynn Worrell nous expliquent l’évolution des femmes dans le milieu et la danse hip-hop des années 1980 et 1990. Ces études relatent ainsi l’historicité des premiers collectifs et associations hip-hop féminines de cette période. Essentiellement, à partir des années 1990, d’autres femmes très constructives et progressistes apparaissent dans l’univers Hip-hop du Qbc : Freaky D (1989), Miss Vicky J (1994), Dame de Pique(1995), Jenny Salgado alias J-Kyll (1994) , et Miss P.G (1995) .

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DJ. Flame et  FREAKY  D ( La grande dame du rap montréalais anglophone en 1990). Cette  photo fournie par la journaliste Nancy  Ackerman  est une courtoisie de l’édition du 4 février 1990 de la Gazette de Montréal.

Le duo de rappeuses de la Montérégie, Miss P.G marqua la scène hip-hop du Québec avec leur morceau fracassant «Mad je deviendrai » sorti dans le cadre du mixtape, 2hot2handle , en 1997 . Le titre « Mad je deviendrai » est un des premiers à être réalisé par une formation féminine dans l’historique du hip-hop au Québec. Ce groupe composé  de deux rappeuses originaire de Longueuil ne passa guère inaperçu sur ce mixtape avec leurs lyriques explicites et dénonciateurs. En 1998, Miss P.G participa au Phénomène Hip-Hop de Simon C. Vaillancourt,  un des premiers documentaires réalisés sur le hip-hop francophone de Montréal.

Une autre pionnière à rapper de manière fracassante au Québec se trouve à être Jenny Salgado alias J.Kyll (Muzion) présente dès les premières années du collectif hip-hop montréalais Akadémia / Wolpack,  entre 1994-1995. Dès 1996, avec le collectif Muzion, elle démontre son côté très lyrique,  studieux, innovateur et intellectuel sur des pièces comme : Rock on Montréal, Ô coin de ma rue, Respecte ma famillia. Le côté  non-conventionnel, hétérodoxe et avant-gardiste de Jenny Salgado alias J.Kyll apparaît à travers son premier album  Et tu te suivras (2010) avec des pièces éclectiques tels : Entrée dans le jeu, On Va t’Faire voir(Tout s’cache)/ Africa , Spit White, Avant de recommencer (la nuit) et Stockholm. À travers ces titres, Jenny Salgado démontre une profondeur musicologique, psycho-sociale, intellectuelle au niveau artistique.

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Jenny Salgado co-fondatrice des formations Akadémia, Wolfpack et Muzion 

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L’intrépide et ingénieuse Jenny Salgado co-fondatrice des formations Akadémia, Wolfpack et Muzion 
Rare entrevue de Muzion qui remonte à 1997.    À travers  celle-ci on peut entendre les propos percutants de  Jenny Salgado (J-Kyll) et L.D One (Miss Leidia)!

 

C’est au sein de la compilation Prélude à l’Invasion (1996) du Cerveau ( R.D.P.izeurs) que nous retrouvons deux grandes hip-hopeuses québécoises des années 1990 telles ; Geneva et Brown Suga toutes les deux décédées tragiquement aux alentours de 1998-1999. Sur ce même projet, dont la pièce promotionnelle High Life (1996), on peut y entendre la talentueuse Cony  la petite soeur du Cerveau (R.D.P.izeurs). Dès la moitié des années 1990, La Dame de Pique  démontre ses prouesses lyriques et lexicales dans le milieu du hip-hop québécois. Elle se démarque fortement par ses rimes revendicatrices et épistémologiques  sur la pièce N.B : Nota Bene, issue de la compilation, Montréalité I réalisée en 1999 . L’exceptionnelle Dame de Pique par son débit en furie ne cessera guère d’épater les plus professionnels et le public général;  lorsqu’il est question du hip-hop socialement engagé et revendicateur au Québec. La Dame de Pique est reconnue pour sa très grande implication communautaire, dont l’organisation d’ateliers éducatifs sur l’histoire d’Haïti et son appui à des éducateurs(trices) et d’artisans(anes) dans les quartiers du nord–est de Montréal, depuis la fin des années 1990. Pendant quelques années, elle s’est dévouée au programme « sac-à-dos » venant en aide aux enfants nécessitant un meilleur encadrement scolaire et social en Haïti. Elle participa aussi à la structuration des activités socio-éducatives de  l’organisme la Face cachée d’Haïti  qui organisa des conférences-débats et causeries sur l’histoire de la communauté haïtienne, de la fin des années 2000 au début des années 2010.

Durant la même période que la compilation Montréalité 1999, on nota la montée fulgurante dans les coulisses de l’underground, d’une jeune rappeuse aux propos introspectifs et intellectuels, du nom de l’Observatrice.  Celle-ci se démarqua grandement lors des spectacles de sélection pour le concours hip-hop Rap City 99, qui eurent lieu à la défunte salle de spectacle Le Cirque, à Montréal au cours du mois de mai 1999. L’année précédente 1998, marqua tout de même l’ascension d’un des premiers trios de rap québécois composé de deux femmes, Natty Soyha, une rappeuse franco-chinoise, Pittsbury So  et du rappeur Rakoon.

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Natty Soyha et Pittsbury So du trio La Gamic 

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Natty Sohya ( La Gamic) la première rappeuse québécoise d’origine franco-chinoise dans l’Histoire du Québec
À travers le titre  Comme Toi  les membres du girls band québécois , INFINI-T se lancent dans un rap similaire au style exercé par les filles du trio LA GAMIC
Jean Leloup feat Natty Soyha (La Gamic) et Brand Van 3000

Natty Soyha et Pittsbury So  furent considérées comme des rappeuses québécoises de niveau modeste. En 1996, Natty Soyha collabora avec Jean Leloup et les membres de Brand Van 3000 au titre à succès   Johnny Go . Ce titre à succès se retrouve sur l’album le Dôme de Jean Leloup paru le 31 octobre 1996.  Natty Soyha et Pittsbury So  livrèrent quelques prouesses lyriques sur l’unique album de la formation La Gamic- Simple Cité (1998).

Quand advient le temps d’analyser, les femmes dans le domaine du slam créole au Québec, nous ne pouvons passer à côté de Arcelle Appolon. Cette dernière active depuis plusieurs années dans le mouvement slam/ hip-hop underground ne cesse d’épater non seulement la communauté haïtienne mais aussi plusieurs dans le milieu artistique. Madame Appolon est aussi reconnue pour être une écrivaine,  recherchiste, rédactrice et une conteuse remarquable. Ce qui se démontre dans son ouvrage pédagogique, éducatif et didactique Avanti Nanou ak Ti Ko – Les aventures de Nanou et Ti Ko pour préadolescent édité par la compagnie  d’édition  www.kiyikaat.com .

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l’éloquente  Arcelle Appolon

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Livre pour enfant de Arcelle Appolon – Avanti Nanou ak Ti Ko– publié sous les éditions Kiyikaat à l’automne 2013

Certains des  morceaux rappés et scandés de Mme Appolon ont été entendus dans des événements promotionnant le hip-hop et le spoken word au Québec tels Musicalism. Parallèlement à sa carrière artistique underground , Mme Appolon est impliquée sur le conseil d’administration de l’organisme KEPKAA qui promotionne la langue créole-haïtienne à Montréal. D’autant plus, Arcelle Appolon travaille comme chargée de secrétariat au sein du Bureau de la présidence du conseil de la Ville de Montréal  auprès du directeur municipal Frantz Benjamin, un bras droit du maire Denis Coderre.

Plusieurs artistes féminines tenteront de faire la transition en travaillant sur la consistance de leur propos et thématiques, de la fin des années 1990 au début des années 2000. Par exemple : les impacts de la misogynie, l’ouverture du féminisme, les causalités de la violence conjugale, la monoparentalité font entre autres partie des sujets que les femmes explorent dans le hip-hop au Québec au cours de cette période.

La rappeuse Bélize aborde sur son premier album réalisé, à l’été de l’an 2000, par D.J Dave de Nappy headz Production; les enjeux de l’inter-culturalisme, de la spiritualité, des relations de couple, du panafricanisme et du pluriculturalisme au QuébecCette artiste d’origine burundaise prend le temps d’analyser les diverses facettes d’un Québec socialement cosmopolite et inclusif.  Elle s’est démarquée sur le titre Quand issu de la compilation de rap québécois panafricaniste, Souljah Story (2000) ,du collectif B.M.O.D.  Entre le mois de juillet 2000 et août 2000, Bélize a réussi à vendre 600 à 700 copies de son seul et unique album éponyme à la communauté noire africaine et francophone de Montréal (Burundi, Congo, Cameroun). Depuis 2002, Bélize réside à Toronto.

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Bélize pose sur quelques morceaux de la compilation Souljah Story sorti en 2001

D’autres part, certaines rappeuses issues du mouvement hip-hop à Montréal et au Québec eurent l’opportunité de collaborer avec des artistes d’envergure internationale au courant des années 1990. C’est parfaitement le cas de 500SL (SaraSheline MeanMachine). Cette femcee anglophone de Montréal collabora avec le rappeur crooner Father M.C ( Uptown Records) et acolyte du légendaire Heavy D.  Sarasheline MeanMachine  a aussi conçu plusieurs titres percutants et respectés  au cours de sa carrière tels : G.Y.M.R., Back of the Bus,  I ain’t buyin’ it , Snowing Outside et un rare rap en français, L’Homme à la Moto.

Plusieurs autres rappeuses anglophones tentèrent de collaborer avec des artistes issus du mouvement hip-hop aux États- Unis. Nous n’avons qu’à prendre 24K une bachelière de l’Université McGill qui réussit à faire une collaboration avec Sadat X et Lord Jamar du collectif Brand Nubian pour la reprise de Punk Jump Up to Get Beat Down, à la saveur de l’an 2004. Lorsque l’on mentionne la démarcation de certaines rappeuses dans le milieu hip-hop québécois on ne peut passer à côté de l’immense contribution de la rappeuse d’origine italienne, Dee(V-da). Elle fit ses débuts, à la fin des années 1990, en posant méticuleusement sur des morceaux comme le Sommet de la pyramide issu de l’album de Traumaturge,  Suce mon Index (1999) ainsi que sur une pièce issue de l’album underground Bienvenue dans le merveilleux monde de Cash$$ (2000) de Kasheem Malstrom .

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Dee (V-Da) une des premières rappeuses québécoises d’origine italienne.

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L’élégante, Dee(V-Da) de Atach Tatuq

Cependant, celle-ci se démarqua totalement par son originalité sur les deux albums du collectif Atach Tatuq dont fit partie Traumaturges : la Guerre des Tuque(2003) et Deluxxx(2005).  Dee a réalisé deux titres mémorables sur ces projets soit Trop d’Shit et  Australie .

Au début des années 2000, Dee(V-Da) a effectué quelques collaborations avec le D.J d’origine italo-québécoise, D.J Manspino, notamment sur les mixtapes et projets Well Enough To be Ill. Elle est considérée comme la plus grande rappeuse d’origine italo-québécoise dans l’histoire du Hip-Hop au Québec. Depuis la fin des années 2000, Dee(V-Da) réside en Europe méditerranéenne.

Nous remarquons, que plusieurs autres artistes féminines aux propos plus crus et dans un style que nous pourrions qualifier de plus revendicateur et robuste sur le plan de la tonalité orale virent le jour et progressèrent dans l’underground. Du côté anglophone, on ne peut point oublier G-Nine et D.Lusion du Corporation Click qui se sont souvent vues attribuer le titre de premières dames du Rap anglophone street à Montréal.  Il en est de même pour Skandal (Sabrina Jean) qui laissa grandement sa marque sur la pièce Pas d’chilling avec Rainmen. Au cours des années 2010, l’excellent duo Heartstreets a produit plusieurs titres bien reçus du public québécois et canadien comme leur e.p  Beats, Blunts and Broads. Le duo s’est grandement impliqué au sein de la fondation artistique Metropolis Blue . Pour ceux et celles  qui ne le savent pas, Heartstreets est composé d’une rappeuse (Emme Beko) et d’une chanteuse soul (Gab Godon). Au printemps 2016, la formation electro-pop rap/ soul  lance indépendamment un troisième e.p intitulé You & I. Ce projet très surprenant renferme des créations musicales aux tendances très contemporaines, introspectives et commerciales: Crusing with you, Lazarus, Crawling South et Blame it on me.  En outre, la formation Heartstreets nous garde informer sur ses réalisations actuelles et contemporaines sur le site web heartstreets.com.

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Quelques rappeuses du Québec s’exhibent par leur côté expérimental et loufoque dès la fin des années 1990 et surtout au cours des années 2000. C’est que l’on peut constater avec des artistes excentriques comme G.I Jane et  Giselle Numba One. 

Les provocantes Mona Lisa Hypnotik et Ruby (Murder Mammies) pourraient être perçues comme des instigatrices du hip-hop sexualisé au Québec. Misant sur une approche hyper-sexuelle frôlant même la pornographie Mona Lisa et Ruby; nous rappellent facilement qu’elles tentent d’être  les  Lil’Kim, Foxy Brown ou Nicky Minaj du Québec.  Mona Lisa et Ruby ont commencé à rapper à Montréal entre 1995 et 1996. Les deux rappeuses cumulent plus de 20 ans d’expertise dans l’industrie du hip-hop québécois et américain!

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Édition du mois de janvier 2014 du  magazine Crunkatlanta.com avec la seule et unique Mona Lisa Hypnotik sur la page frontispice. Pour télécharger l’entrevue intégrale offerte par Mona Lisa, la toute première rappeuse de l’histoire du Québec a accordé une entrevue à un magazine du sud des États-Unis, vous pouvez cliquer sur le lien suivant: https://issuu.com/crunkatlanta/docs/crunkatlanta-mag-jan2014

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Mona Lisa Hypnotik dans une posture plus sereine et studieuse !
En 2014, Mona Lisa Hypnotik nous offrit le titre très érotique et hédoniste  Sexuality!

Une  autre rappeuse du nom de Ruby à ne pas confondre avec Ruby des Murder Mammies connait  une belle carrière dans le milieu du hip-hop underground, au cours de la première moitié de la décennie 2010. Ce qui est démontré dans le porte-folio très substantiel, étoffé et créatif de son site web www.rubyofficiel.com (actuellement inactif).

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Une autre emcee féminine empreinte d’une grande audace se trouve à être l’éloquente et séduisante M.C La Sauce originaire de Val d’Or. Cette dernière a démontré son talent innovateur par son tout premier album Société Parfaite (2011) grandement produit par le rappeur Chaflik de la formation  Loco Locass.

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M.C La Sauce, la séduisante rappeuse de Val-D’or

Quelques années auparavant Donzelle réalise son premier album à saveur électro-rap, Parle parle Jase jase (2008). On y remarque l’excellent vidéoclip pour le morceau Libido Macro. Pendant quelques années,  Donzelle fut coordonnatrice et responsable artistique pour La Centrale Galerie Powerhouse.; ce que vous pouvez constater sur le site web  de cette entreprise : www.lacentrale.org

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Donzelle, splendide rappeuse québécoise originaire de St-Jean sur le Richelieu

Il y a de cela plus de deux décennies apparaissait Miss Vicky J une des premières rappeuses mystique, ésotérique, occultiste et vodouisante du Québec. Miss Vicky J était une rappeuse mystique de confession musulmane qui fréquentait la Nation de l’Islam de Montréal au cours des années 1990. Cette dernière incarnait un style très particulier par une profondeur occultiste et métaphysique dans le contenu de ses textes. Au courant de la ferveur afro- nationaliste qui sévissait à Montréal en 1996, suite à la marche d’un Million d’Hommes qui eut lieu à Washington D.C (en octobre 1995), elle participa à divers spectacles de rap très revendicatifs. On se souvient de la présence très remarquée de Miss Vicky J au Sommet Hip-Hop de Montréal en juin 1996 s’étant déroulé à l’Église Trinity Hall de Montréal, organisé par l’activiste noir et islamique Linwood X (Hassan Rasoul Muhammad), le directeur  de la Nation de l’Islam au Canada au cours des années 1990.

Quant à elle, Kizzy  a bien représenté  la relève du rap anglophone du Québec des années 2000, avec une dextérité lyrique très précise et calculée.  Kizzy  effectue son premier mixtape entre 2006-2007 , Lyrical mistress , démontrant parfaitement son degré de professionnalisme. Le milieu  hip-hop underground au Québec reconnaît tout de même plusieurs femmes revendicatrices et très imposantes par la profondeur revendicatrice et socio-politisée de leurs textes. Ce qui s’affiche dans les lyriques des : Snozza , Money Cat, K-Priss, Kella da Mic Killah  et Maude toutes les cinq possèdent de fortes personnalités faisant d’elles des rappeuses distinctives et exceptionnelles. Kella da Mic Killah   possède un parcours académique et scolaire très intellectuel. Elle possède un baccalauréat en lettre et une maîtrise en sciences politiques tous  les deux acquis à l’Université Concordia (Montréal,Qc). Artistiquement, elle a réalisé deux mixtapes spectaculaires: La Relève (2010) et La Relève pt.2(2012). Sur ces projets,  on retrouve différents artistes de la France et du Québec: Gued1, Driver, Soké, Dirty Taz et Saye. Somme toute, Kella da Mic Killah faisait partie du Dope Skwad Entertainment un conglomérat regroupant des producteurs(trices) hip-hop du Canada, des États-Unis, de la Côte d’Ivoire et de la France.

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Kella da Mic Killah, rappeuse et entrepreneure avec deux diplômes universitaires de l’Université Concordia (Mtl,Qc):  Un baccalauréat en Lettre et Une Maîtrise en Sciences Politiques

Snozza laisse sa marque dans le hip-hop montréalais, dès la fin des années 1990, avec son groupe le Fléo. Avec ce dernier, elle compose le morceau À chacun sa vie , chacun sa hutte, chacun sa pute de vie , paru en 1999. Snozza s’imposera par sa forte tonalité orale très rocambolesque et originale, nous rappelant par moment les rappeuses américaine Rah Digga, Lady of Rage et Heather B . Snozza délaisse peu à peu le milieu hip-hop aux alentours de l’an 2003-2004, pour se consacrer à des études universitaires en sciences politiques, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Entre 2000 et 2001, elle co-anima l’émission hip-hop Mesure Drastique avec D.J Drastik et Sarasheline Meanmachine sur les ondes de CISM 89.3 FM Montréal. Puis en 2002, l’émission Boombap Politixx, uniquement avec  Sarasheline Meanmachine, encore sur les ondes de CISM 89.3 FM Montréal .

 S’Katrice, la fille du serpent, fit ses débuts au cours des années 1990 sous le nom de Lady K , rappant en duo avec son acolyte Mystic Mistress. Quelques temps après, elle opta pour le nom de Kit Kat, puis S’Katrice à la fin des années 1990. S’Katrice fut une des premières rappeuses au Québec à participer à l’édition du concours Les Francouvertes . En décembre 2000, elle y perfoma un de ses morceaux des plus remarquables «Black Maria» devant se retrouver sur la compilation MT-Hell .  La version remixée de « Black Maria»fut utilisée dans un segment du film-documentaire, Au Nom de la Mère et du Fils, de la scénariste Maryse Legagneur et produit par l’ONF en  2005.

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Voici-ci bas une entrevue vieille de 17 ans qui a été accordée par S’Katrice (Katheline Jean-Pierre au magazine 24 K)  au cours de l’année 2000

Actuellement, S’Katrice de son vrai nom Katheline Jean-Pierre Coleman est une directrice de comptes chez Google U.S. Cette femme d’affaires prospère est aussi présidente de Kido Média Inc. Katheline Jean-Pierre Coleman est une spécialiste en plateformes sociales et en innovation marketing sur le Web. Depuis une décennie, elle travaille au sein d’entreprises multinationales dans les domaines de la gestion de produits, des médias sociaux, de la publicité, des relations publiques et du marketing. Mme Jean-Pierre Coleman (S’Katrice) a agi en tant que leader nationale du marketing, des médias sociaux, du marketing par courriel d’un cabinet de services professionnels.

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Katheline Jean-Pierre Coleman (S’Katrice) une des femmes d’affaires de Google U.S.A depuis le début de la décennie 2010

Katheline Jean-Pierre Coleman est aussi une diplômée du HEC de Montréal; elle y a présenté son mémoire de maîtrise sur les modèles d’affaires en commerce électronique en 2009. Pour son excellent travail, Katherine Jean-Pierre Coleman (S’Katrice) a obtenu divers prix et distinctions très honorables comme : le Yahoo Europe Award of Excellence (2008), Deloitte’s Always One Step Ahead Global Award (2010), TMT Predictions Integrated Campaign Award(2011), le Google North America Silver Award for Best Branding Solution category (2012) et le Outstanding Contributor, Google Marketing Solutions (SMB Sales Americas) en 2015.

L’Internationalisation des femmes issues du milieu Hip-hop au Québec continue tout au long des années 2000 avec des artistes de renom comme Empire Isis. Celle-ci  est une artiste hip-hop hétérodoxe  et polyvalente reconnue à travers les Antilles, l’Europe, Au Moyen-Orient, l’Amérique du Sud et certains réseaux médiatiques . Elle lance son retentissant L.P, Brand New Style en 2009. Cette même ouverture sur le monde est démontrée par l’engagement social et la vision interculturelle d’artiste féminine comme Sola (Amérythme) .  De manière assez faramineuse, Meryem Saci (Meduza Maat) et Nantali Indongo aka IamBlackGirl , issues du collectif Nomadic Massive s’impliquent pour l’avancement organique et communautaire de la culture hip-hop au niveau local et international. Ce qui s’est illustré dans leur participation dans les divers projets du collectif Nomadic Massive tels que : Nomad’s Land (2006), Nomadic Massive (2009), Supafam Mixtape (2012), Any Sound (2013) et The Big Band Theory (2016). Ces deux artistes exceptionnelles se sont aussi distinguées, au niveau personnel  par des réalisations artistiques et socio-professionnelles. Meryem Saci (Meduza Maat) a récemment collaboré au titre Bien plus beau issu de l’album Rêvolution du groupe I AM, formation phare qui a marqué le rap français des années 1990 et 2000. Au niveau professionnel, Mme Saci excelle aussi dans le domaine immobilier; cette dernière est agente immobilière pour le Groupe RE/MAX de l’arrondissement McGill Montréal Centre. Nantali Idongo, la fille du célèbre activiste  Kennedy Frederick,  a conceptualisé et concrétisé le Hip-Hop No Pop Series, des ateliers éducatifs et interactifs sur les origines non-violentes de la culture hip-hop. Mme Idongo est aussi une recherchiste et chroniqueuse pour le réseau médiatique CBC Radio Montréal. Pour plus d’information sur les implications de Meryem Saci (Meduza Maat) et Nantali Indongo  aka IamBlackGirl(Taliwah) n’hésitez pas à consulter les sites web suivants: www.meryemsacimusic.com et www.nomadicmassive.com

 

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Meryem Saci (Maat Meduza) artiste pluridisciplinaire  et agente immobilière 

 

 

Quelques vidéoclips de Empire Isis

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La monumentale et citoyenne du monde  EMPIRE ISIS

 

Quelques rappeuses québécoises très prodigieuses et époustouflantes se démarquent par leur pro-activité et leur omniprésence dans le milieu hip-hop québécois en effectuant plusieurs collaborations au cours des années 2000. Des artistes dignes de mention sont : Yncomprize et  La Femme Maloria . Yncomprize effectua plusieurs collaborations avec l’entourage de BBT records au cours des années 2000. De son côté, La Femme Maloria s’impliqua dans divers projets corporatifs et médiatiques  comme Unistar et Vibe Plus au cours de la moitié des années 2000.

yncompriz-comptesPochette du projet Comptes-Rendus de Yncomprize sorti en 2005  sous les disques BBT

 

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Pochette du e.p, Enchaînement de la Femme Maloria concrétisé  en 2010

De manière complémentaire, il est important de souligner la contribution de plusieurs artistes féminines qui ont effectuées du R&B Soul au sein de la culture hip-hop québécoise. Nous pouvons prendre l’exemple de L.D One alias Miss Leida qui fut très présente dans la scène soul, dès le début des années 1990. Celle-ci contribua à la fondation des formations : Tropikal Flava (1992) et Muzion (1996). Elle réalise le très apprécié tube r&b electro, À la Mode, entre 2011-2012. Ce qui laissa entrevoir la venue d’un très prochain album. Au cours de la même période, Miss Leidia se lance aussi dans certaines initiatives entrepreneuriales tels le Zouk Café, une activité de réseautage pour les entrepreneurs(eures) et artistes du milieu urbain montréalais. Elle fut aussi la voix soul des albums Mentalité Moune Morne (1999) et J’rêvolutionne (2002). D’autres divas soul hip-hop sont Nus Love, la Tony Braxton du Québec présente dès 1996 sur les  albums du collectif KZ Kombination. N’oublions surtout pas les autres voix formidables des Whitsa Jean, Magda Makeda , Sola de Amérythme,  Marokia, Abbie, Lucendia, Tammy T, Marième du collectif C.E.A. et autres parsemant le paysage R& B / Hip-hop du Québec.

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Miss Leidia (L.D One) de Muzion

Un des plus grands événements rassembleurs et conceptualisés que par des femmes dans le milieu urbain, hip-hop et soul au Québec s’est grandement démontré en la soirée Rimes Féminines. Cet événement monumental et historique a été organisé par Marilou Yoshimura-Gagnon et La Dame de Pique, en date du 7 octobre 2011 au Théâtre Plaza à Montréal. Au cours de la soirée Rimes Féminines, plus d’une trentaine de femmes ont démontré leurs  qualités artistiques, afin de ramasser des fonds pour la recherche contre le cancer du sein au Québec.

Dans un autre registre, il faut mentionner que le rôle joué par les hip-hopeuses québécoises au sein des diverses émissions radiophoniques. Le rôle enthousiaste de ces dernières fut d’une grande importance esthétique.  Fondamentalement, nous devons rendre mention à deux grandes communicatrices : Keithy Antoine (Lady Special K) et Katia de Nuit Blanche 102.3 F.M. Elles animèrent aux côtés de Jean-Paul , Jean- Pierre Esso et Dice B, au cours des années 1990-2000. Ces deux femmes enthousiastes, remplies d’une grande culture générale sur le Hip-Hop et l’Art urbain furent des animatrices remplies: d’entregent, de savoir-faire, de professionnalisme, de déontologie, d’éthique et de créativité.  Keithy Antoine (Lady Special K)  une spécialiste de l’art urbain et des multimédias qui a effectué des études en Arts et Technologie des Médias au Cégep de Jonquière et en Design Graphique au Collège Lasalle et à l’UQAM (Université du Québec à Montréal) s’est investie et impliquée dans divers projets journalistiques, corporatifs et médiatiques au cours des années 2000. Elle a été coordonnatrice, journaliste et chroniqueuse pour certaines émissions culturelles: MTL Ma Ville, Vibe Plus, le Journal ICI de Montréal. De 2005 à 2007, elle a été animatrice-vedette sur le XM100-Air Musique de XM Radio Satellite de la quotidienne La Zone Urbaine, diffusée à travers le continent américain. Depuis le début des années 2010, elle se dédie fortement à sa plate-forme Lounge Urbain/Espace Urbain (Loft Urbain). Une institution corporative et contemporaine qui a pour but de promouvoir divers entrepreneurs(eures), artisans et gens d’affaires issus de la communauté urbaine, pluriethnique et hip-hop du Québec. Pour plus de renseignements sur cette magnifique et incroyable infrastructure socio-économique, vous pouvez consulter www.loungeurbain.com  .

Des nouveaux collectifs et artistes féminines remplies d’expertise marquent le milieu des années 2000 comme : Diasporah, Sarahmée,  la soeur du célèbre chanteur Karim Ouellet,  Marième Ndaye du collectif C.E.A. et la très talentueuse Bérékyah .  Suite à séparation de la formation Diasporah, Sarahmée a réalisé les projets suivants acclamés au sein de la francophonie : Retox  E.P , Sans Détour E.P et l’album Légitime .  Bérékyah  est la fondatrice du mouvement FRO concernant le maintien de l’esthétisme des cheveux afros au 21IÈME  siècle en Amérique du Nord, en Occident et un peu partout dans le monde. Pour ce faire, à chaque mois de février depuis 2011, un Festival FRO est organisé au Québec. La dernière édition a lieu entre 2015-2016.

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Bérékyah continue à nous impressionner avec plusieurs projets innovateurs dont : un recueil de poésie, différents e.p musicaux hip-hop/ alternatif et autres initiatives socioéducatives. Notamment, elle s’implique dans le fonctionnement de la Fondation FRO , ce que vous pouvez constater sur le site fondationfro.com . Durant cette même période, le travail constructif au plan médiatique et communautaire dans le milieu hip-hop par plusieurs femmes continuent à progresser. C’est à partir de 2008 que la très splendide et studieuse Victoria Vallejo alias Miss VVV commence à animer l’émission Pass le Mic sur les ondes du 102.3 FM Montréal. Au plan communautaire, on note la gestion de différents centres socioéducatifs hip-hop par des femmes très impliquées auprès des jeunes. Cela fut le cas entre 2006-2010, pour le Centre Drop-In 18-30 ans dans le quartier Saint-Michel, par l’excellent labeur de l’intervenante communautaire Mai-Tran. Actuellement, celle-ci travaille dans une MRC de Lanaudière à Matawani. D’autre part, la coordonnatrice Sandra Mbemba administre divers programmes culturels, socioéducatifs et occasionnellement hip-hop au Centre X-Art, situé dans l’arrondissement Parc- Extension.

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Miss VVV (Victoria Vallejo), la dynamique animatrice de l’émission Pass le Mic sur les ondes du 102.3 FM Montréal

Au cours de la décennie 2010, des artistes féminines et entrepreneures inspirées par la culture hip-hop ainsi que par  l’Art urbain au Québec impressionnent plusieurs par leur travail artistique de qualité; des noms à retenir sont : Maliciouz Urban Artist  une artiste de renommée internationale qui excelle dans l’Art visuel  de type néo-panafricaniste/ afrocentrique  comme le démontre son expertise sur son site web corporatif  www.maliciouz.comGabriella Kinté  est la créatrice de la plate-forme médiatique et informationnelle pour les personnes racisées de Montréal,  Tout Le Hood en Parle sur Facebook.com  et aussi fondatrice du projet entrepreneurial très attendu  La Librairie Racine .

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Maliciouz Urban Artist, soeur du regretté emcee Le Voyou ainsi qu’artiste d’art visuel contemporain et néo-panafricaniste reconnue mondialement 

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Logo de  la Librairie Racine  qui sera instauré à Montréal-Nord à l’été 2017

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Gabriella Kinté fondatrice de la plate-forme médiatique Tout le Hood en Parle et directrice de la Librarie Racine 

Bad Nylon composé des rappeuses Marie-Gold, JazzyGee, Dgirl Dozen, la Wanagain et de la productrice dj Mart Ah se définit comme un collectif  hip-hop québécois féminin et  post hyper-sexualisation!   Bad Nylon a réalisé deux mini-projets:  Musique de Brunch en janvier 2015 et Le Deuxième set en octobre 2016.  Le collectif a participé à des spectacles d’envergure depuis 2015 comme : Le Festival Fast de Sorel Tracy, le Festival Pop Montréal 015’ , le Festival OUMF en septembre 2016  et le Festival  Agrirock de Saint-Hyacinthe en fin septembre 2016 . À l’été 2015, le collectif offrit une performance hallucinante  à l’émission 125 Marie Anne de l’animatrice Christiane Charette à Télé-Québec. Un vidéoclip simple, modeste et originellement authentique a été réalisé pour la chanson Booty Call à l’été 2016.  En 2017, Bad Nylon est un des  seuls collectifs hip-hop féminin au Québec à recevoir une grande attention médiatique,commerciale et corporative!

 

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Sur cette photo datant de 2015, on aperçoit le collectif Bad Nylon, représentant le rap post- hypersexualisation au Québec

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Le collectif Bad Nylon en 2016

 

Andrée Anne Bohémier est une entrepreneure innovatrice qui s’est grandement démarquée dès 2003, dans le milieu hip-hop québécois par ses diverses concrétisations sur l’Internet et les réseaux sociaux. Vers la moitié des années 2000, elle s’implique comme directrice des communications  au sein du réseau médiatique FouzoRadio.com. Dès le début des années 2010, elle décide de s’investir dans divers projets innovateurs contribuant à l’innovation médiatique de la scène hip-hop québécoise sur le web. Entre 2013 et 2015, Andrée Anne est chroniqueuse pour le réseau LoungeUrbain.com. Elle y anime des chroniques qui portent  particulièrement sur le hip-hop québécois. En mai 2014, elle concrétise sur Facebook la page  JE ME SOUVIENS – CULTURE HIP-HOP AU  QUÉBEC, une plate-forme promotionnelle consacrée à la promotion des archives et du patrimoine du hip-hop québécois et francophone. D’autres réseaux sociaux comme Instagram et Twitter sont couramment utilisés pour promouvoir la page JE ME SOUVIENS- CULTURE HIP-HOP AU QUÉBEC.   En janvier 2016, Andrée-Anne décide de s’impliquer comme administratrice au sein du projet MY URBAN MAP- MA CARTE URBAINE (VOTRE RÉPERTOIRE URBAIN), une des premières applications Internet conçues dans l’historique du hip-hop québécois. Cette application Internet/ app est concrètement une mappe qui répertorie tous les artistes, les lieux, les entreprises, les entrepreneurs(es) et institutions du milieu hip-hop dans la société québécoise. Vous pouvez visiter ou télécharger cette application au lien suivant www.myurbanmap.com .

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Depuis l’automne 2016, Andrée-Anne Bohémier est relationniste chez Bohémia communication. Une firme qui propose  divers services (ex: structuration de dossiers de presse, rédaction de biographie artistique, marketing des réseaux sociaux, gestion de discographie ect.)  aux artistes issus de la culture hip-hop/urbaine du Québec.

Des artistes émergentes qui roulent leurs bosses de manière assidue à Montréal et en province sont innombrables. En cette fin de la décennie 2010, des noms comme Sereni- T, Princess Thuggysh, MCM la  Militante et DS Darkshyne se démarquent par leur travail artistique exceptionnel. Sereni T une emcee anglophone au propos activiste et afrocentrique a réalisé le très conscient e.p innovateur On The Loose à l’automne 2016. De manière assez controversée, Princess Thuggysh la nouvelle vedette du gangsta rap franco-créole montréalais se démarque par ses rimes hardcore, trap et surtout violentes qui représentent les rues criminalisées du nord-est de Montréal mais plus spécifiquement son secteur d’origine St-Michel(le District 67, Montréal). C’est ce que l’on peut voir dans quelques  titres qu’elle a réalisés récemment: Maché Dwat, Lajan et Pression.

MCM la Militante  et DS Darkshyne sont toutes les deux des rappeuses qui évoluent à l’extérieur de Montréal et plus précisément dans la région de Québec. DS Darkshyne, originaire de Lévis Qc,  a participé au prestigieux concours Explicit Rap Machine en 2016. Quant à elle, MCM la Militante, une native du Lac- Saint Jean et de Chibougameau,  a été la lauréate et grande gagnante du concours BOOM 2016 organisé par les Productions Rico Rich.

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MCM La Militante grande gagnante du concours BOOM 2016

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Pochette du projet On The Loose réalisé par la rappeuse Sereni T à l’automne 2016

 

Comme vous pouvez le remarquer la scène hip-hop québécoise regorge d’une panoplie d’artistes féminines qui se démarquent de jour en jour par leurs talents très créatifs! Entre 1983 et 2017, ces femmes se sont impliquées dans diverses sphères de la culture hip-hop au Québec. Plusieurs d’entre elles sont des artistes respectées, des rappeuses de renommée internationale,  des entrepreneures, des activistes, des mères de famille et des femmes d’affaires qui contribuent positivement  à l’avancement conjoncturel du hip-hop québécois et canadien.

NB : La dissertation qui précède a été rédigée  par Kapois Lamort. En vue de vous instruire davantage sur l’historique des contributions des femmes dans le Hip-Hop québécois, procurez-vous l’ouvrage : LES BOSS DU QUÉBEC (R.A.P DU FLEUR DE LYSÉE) sur

www.lesbossduquebec.com

www.livrerapqueb.com 

www.kapoislamort.com

 

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