La dissertation qui suit récupère intégralement les propos de Kapois Lamort. Ces propos ont été émis par ce dernier, lors d’une conférence sur le néo-panafricanisme et le Hip-Hop, en février 2009 à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).  

Plusieurs sont au courant de Edward Wilmot Blyden, un des précurseurs du panafricanisme aux États-Unis. Peu de gens connaissent l’historique et le parcours d’individus comme Hubert Harrison, John Edward Bruce ou Joseph Booth. Ma présente analyse porte sur le cheminent de John Edward Bruce. Qui était-il? John Edward Bruce était un fervent journaliste, militant, activiste et bibliophile. Il est né esclave en 1856. Après la guerre d’émancipation J.E Bruce fréquenta brièvement l’école  En 1874, il travailla comme correspondant à Washington D.C pour le New-York Times. Notifions que John Edward Bruce était un intellectuel autodidacte. En 1879, il crée un journal à Washington intitulé, Argus. Un projet  qui est succédé de deux autres éditoriaux : The Sunday Item (1880) et Washington Grit (1884). Le nom de plume de John Edward Bruce était –  The Rising Sun.  Pour les intimes, il était connu sous le nom de Bruce Grits.

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      Arthuro A.  Schomburg, fervent disciple et étudiant de John Edward Bruce 

 Tout comme moi, Kapois Al-Jaww Lamort, John Edward Bruce avait une langue acérée et acerbe. Autrement dit, ce journaliste ambitieux et éloquent n’avait pas sa langue dans sa poche! Monsieur Edward Bruce était un sympathisant de la loi du talion. Sincèrement, il croyait que seule cette loi pouvait rendre justice aux noirs des États-Unis confrontés aux injustices racistes et criminelles de la population blanche appuyant les lyncheurs et le KKK(Klu Klux Klan). John Edward Bruce affirma souvent le dicton suivant, de manière assez impérative : « Laissez le nègre exiger des criminels blancs du sud des États-Unis une vie pour une vie. S’ils brûlent vos maisons, brûlez les leurs. Pourchassez-les implacablement! Combattez la force avec la force » (source : traduction de Elinor Des Verney Sinette, Arthur Alphonso Schomburg : Black Bibliophile and collector, pp.29)

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Dans le milieu politique noir des États-Unis, John Edward Bruce était vu comme l’homme de la race, un vrai patriote pour les siens! Il était très respectable et honorable aux yeux du grand révolutionnaire, Marcus Mosiah Garvey. John Edward Bruce décède en août 1924. Son radicalisme noir et sa passion pour la bibliophilie noire et africaine ont été transmises à son fervent disciple et étudiant Arthur Alphonso Schomburg.

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